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:: Chapitre II / Arkalis / Arbre d'or ::

 
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Squeletor
Omnisquel Concepteur

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MessagePosté le: Lun 30 Mar - 21:29 (2009)    Sujet du message: Chapitre II / Arkalis / Arbre d'or Répondre en citant

Chapitre II: à venir
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MessagePosté le: Lun 30 Mar - 21:29 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Guillaume
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MessagePosté le: Lun 6 Avr - 18:41 (2009)    Sujet du message: Chapitre II / Arkalis / Arbre d'or Répondre en citant

Bon alors ça vient !! lol

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Squeletor
Omnisquel Concepteur

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MessagePosté le: Lun 6 Avr - 18:55 (2009)    Sujet du message: Chapitre II / Arkalis / Arbre d'or Répondre en citant

mdr je pourrais le poster, mais j'attends d'avoir finis une première version me reste une ou deux pages à faire je pense, faut être patient :p

deja fan et accroc xd
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Squeletor
Omnisquel Concepteur

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MessagePosté le: Lun 6 Avr - 21:13 (2009)    Sujet du message: Chapitre II / Arkalis / Arbre d'or Répondre en citant

Chapitre II

Nature bercée d'or

Arkalis


Le dernier obstacle s'étalait désormais sous mon regard, une longue série de marches ondulait le long de la colline, l'ultime étape avant d'atteindre mon objectif. Selon les légendes, le vaste escalier aurait la capacité de s'allonger à sa guise afin de favoriser l'ascension des pèlerins ou bien contraindre ceux ci à une montée harassante et épuisante. Je levai mon visage vers le sommet, il semblait si proche mais en même temps si lointain, pourtant je parvins à discerner les toits d'une aile du monastère qui rejetaient une lueur d'espoir sur les alentours. En effet les minces couches dorées qui recouvraient les toitures du lieu de culte réfléchissaient les rayons solaires qui s'y déposaient, donnant un aspect mythique a chaque bâtiment, un balais de lumière, une danse féérique des couleurs, qui du bas du promontoire laissait présager la beauté magistrale du temple.

Je fis un pas vers la première marche, déterminé à parcourir les pavés du sanctuaire avant la nuit, j'avalai à la volée une flopée de ses congénères, m'empressant de les gravir une à une dans un élan empli d'espoir et de hâte. Mon pas rapide et décidé se mua en une démarche lancinante, accompagnant une lutte acharnée pour enjamber les blocs de roche qui constituaient l'escalier. Chaque pas meurtrissait d'avantage mes muscles éprouvés, une douleur aiguë parcourait à chaque mouvement mes frêles jambes , mon souffle devint plus soutenu, je respirais par saccade, inspirant ,bouche grande ouverte d'imposantes bouffées d'air.
A bout de souffle, je finis par me laisser choir sur le rebord d'un des pavés. Je laissai mon regard plonger en contrebas, un sentiment d'exaspération m'envahit, je n'avais parcouru qu'une maigre partie de ce qui m'attendait, je soupirai et me retournai afin d'admirer là-pic sur lequel était niché le monastère. Celui ci me semblait inatteignable,tandis que tel un long serpent grisâtre, l'escalier se profilait sur les flancs de la montagne, parcourant les pentes rocailleuses qui la composaient avec une aisance déconcertante, avant de s'affranchir de celles ci en s'enfonçant dans les roches impénétrables de la falaise qui bordait le promontoire du temple. Je détournai mon visage de cette vison décourageante, j'avais peu à peu repris mon souffle, je devais me remettre en route d'autant que la lueur du soleil se faisait plus timide. J'allais devoir me hâter, cette pensée me révulsait mais il ne pouvait en être autrement si je désirais pouvoir délaisser mon corps dans la douceur lyrique d'un lit. Je me relevai doucement, mes jambes étaient parcourues par de faibles tremblements auxquelles s'adjoignait parfois un soubresaut plus violent.

Je contemplais toujours le chemin par lequel j'étais arrivé, celui qui m'avait déposé aux bas de ce terrible escalier. Je me retournai avide de rejoindre la tranquillité du temple et de laisser mes courbatures m'abandonner au cours d'une nuit paisible en ce lieu propice au repos. S'étendait alors sous mes yeux l'entrée majestueuse du sanctuaire, je battis des paupières, tentant de chasser ce mirage, la vision refusait de s'éloigner.

A la surprise survint l'admiration. Je fixai l'introduction du temple, bien qu'il ne s'agît que d' une arche simple battit à partir des pierres du domaine, bordée de part et d'autre par un mur de quelques mètres de haut, l'édifice recelait de nombreuses qualités architecturales. L'agencement de chacune des pierres rendait l'ensemble harmonieux et remarquable, de surcroît un lierre enlaçait tendrement les deux piliers de l'arc vouté, contrastant avec le gris et le beige mêlés des blocs rocheux, une alliance de couleur fortuite qui se révélait par sa beauté. Les deux battants de la porte étaient ouverts, leur bois constitutif revêtait une fine couche de peinture rougeâtre, tandis que l'armature était solidifiée par d'épaisses barres métalliques. Bien qu'imposantes de fines gravures s'étendaient sur leur surface, un mélange confus de symboles, qui furent autrefois couverts d'or, il n'en subissait que de rares taches dorées, n'ôtant rien à leur beauté. Cet endroit s'annonçait fort beau et serein, sur le seuil de ce lieu de culte je ne parvenais pas à arracher mon regard à ce spectacle épatant. Cela me semblait si simple, mais me submergeait de sensations. Je ne pus m'empêcher d'imaginer ce qu'il adviendrait si des troupes venaient à attaquer ce lieu, leur beauté ne serait point à la hauteur de stopper une horde de mercenaires. Pourtant je savais que je me trompais, quelques éléments traduisaient mon erreur, en effet les murs étaient fortifiés, tandis que de nombreuses meurtrières s'affichaient sur leurs flancs.

Je parvins enfin à me soustraire à la beauté de la porte. Mes yeux s'enfoncèrent alors dans l'allée centrale du temple, sur laquelle je fis bientôt résonner mes bottes. Celle ci était entourée de bâtiments tout aussi majestueux que la porte, d'une hauteur peu conséquente mais sur lesquels trônaient de par leur magnificence les toits dorés qui m'avaient subjugué. Bien que la lumière ne fût que très faible à présent, ils continuaient à la refléter, dessinant autour du lieu sacré un halo d'or. Les masures quand à elles suivaient le même modèle architectural que l'entrée, bâties à partir de pierres parfois recouvertes d'un épais torchis qui assurait durant les nuits glacées d'hiver une protection certaine. Chacun des édifice était également cerclé d'une terrasse de bois, elle même protégée par les toits qui descendaient lentement les couvrir. Le bois était partout recouvert par ce rouge bordeaux. Une unité sans équivalent, une unité qui honorait les lieux. Je n'avais fait que quelques pas, avant de m'être retrouvé de nouveau capturé par la candeur du sanctuaire, si bien que je ne l'avais pas encore vu.
Il se tenait là, au milieu de la cours, droit, fier, et puissant. Son épaisse ramure couvrait l'intégralité du centre du monastère, si bien que ses extrémités touchaient les bordures des toits. Il était gigantesque, ses branches s'étalaient à plus de dix mètres de haut tandis qu'elles s'étiraient depuis son tronc selon un cercle quasiment parfait reliant les toitures des deux ailes du temple qui bordaient l'allée principale. Son épais couvert abritait quiconque voudrait se protéger de la pluie. Cet arbre était la chose la plus merveilleuse qu'il m'eut été donné de voir. J'étais focalisé sur celui ci, le reste ne me semblait plus que terne, la vigueur de chacune de ses feuilles m'emplissait d'une force nouvelle, je n'avais jamais ressenti pareil affleurement magique. La puissance de cet arbre millénaire était inestimable, voila ce qui rendait ce lieu si fort et magnifique. J'avançai, hypnotisé par ce spectacle de la nature, enfin je me retrouvai au pied de son tronc, parcouru par d'épaisses veinures et couvert d'une écorce d'un marron clair et intriguant. Je posai délicatement ma main sur la surface brune du vénérable arbre, le contact fut immédiat, la magie afflua en moi, je me retrouvais en accord parfait avec la nature. Jamais je n'avais réussi à entrer dans cet état de semi transe aussi rapidement. Je ne faisais déjà qu'un avec l'arbre. Ma sève coulait dans mes veines et le vent ébouriffait mes feuilles, lente caresse qui me délectait d'un plaisir certain. Je sentais la vie qui frissonnait en moi, les oiseaux qui nichés au sein de mon manteaux feuillu, les écureuils qui avaient élu domicile au cœur de mes branches et les innombrables insectes qui grattaient ma peau. Le calme avait envahit mon âme, une tranquillité sans précédent m'accompagnait, l'afflux de magie s'était calmé, mes le lien restait puissant et imperturbable. C'est alors que ces mots résonnèrent dans ma tête.

"Bienvenu à Erg'lits, jeune pèlerin."

Je ne compris pas immédiatement ce qui venait de se passer, j'avais à de nombreuses reprises créés des liens avec la nature afin d'utiliser ma magie, mais jamais je n'avais communiqué avec un arbre. Il émanait de celui ci une telle puissance que je n'en fus pas étonné. La voix de celui ci était douce, calme et lente, ces paroles reflétaient l'immense sagesse de la plante sacrée. Je ne savais comment répondre pourtant cela fut aussi naturel que de parler.

"Je vous remercies maître."

Mes paroles quand à elles résonnèrent emplies du respect que je portais. Le contact devint encore plus fort lorsque celui ci reprit la parole.

"Qu'est ce qu'un drow vient faire ici? Bien que mon âge soit fort avancé et que je connaisse aucun homme ni même elfe qui soit assez ancien pour relater ma vie entière, je n'ai jamais vu l'un d'entre vous parcourir nos terres."

La question était assez embarrassante, je ne savais que dire, je n'avais pas envi de m'épancher sur mon passé bien que je n'avais rien à craindre. Je répondis à mon habitude.

"Je ne me considérè pas comme un drow, mon apparence certes est celle d'un drow, je suis bel et bien né en leurs Terres, mais je ne m'apparente aucunement à ce peuple de tueurs sanguinaires."

Ces paroles me pesaient, et je sentais que mon ton avait tourné vers une voix plus sec, qui transpirait mes difficultés à m'exprimer en ces termes.

"Je ressens en toi de grands bouleversements, je lis en toi comme à livre ouvert, je sais qui tu es Arkalis, et je vois bien que tu n'es aucunement un drow comme les autres."

Lorsqu'il eut prononcé mon nom, seul mon immense respect et son pouvoir m'avaient empêché de lui couper la parole, était il puissant au point de lire dans mes pensées, savait il déjà tout de moi. En réponse à mes interrogations sa voix résonna de nouveau en moi.

"Toute personne venant ici ne peut me cacher quoi que ce soit, pourtant tu es différent, je n'ai pu sonder que la surface de ta personnalité, toutefois tes pensées ne sont pour moi qu'une autre forme de parole. Je n'explique pas ne pas pouvoir percer ton esprit, jeune drow."

Je me sentais à sa merci, pourtant aucun sentiment de peur ou de crainte ne se faisait ressentir, cet arbre était une incarnation directe de la nature, une divinité vénérée pour laquelle le temple d'Erg'lits avait été battit, un être sage et de confiance.

"Je ne peux vous aider, je n'en sais certainement pas d'avantage que vous."

"Tu n'es qu'éphémère sur cette Terre, pourtant je sens en toi une grande puissance magique, tu es entré si vite en relation avec moi, tu es décidément épatant. Je suis incapable de savoir si tu auras un rôle dans notre monde, mais tes capacités pourront déservir tes désirs."

Le poids de ses propos devenait toujours plus important, pourquoi tenir à présent un tel discours, je ne venais qu'ici pour prier et me reposer de mon long périple.

"Je ne comprends pas où vous voulez en venir, Maître."

"Il faut que tu comprennes, qu'aujourd'hui notre monde est voué à sa destruction, de terribles événements se profilent à l'ouest, des hordes de monstres attaquent notre peuple, tandis que le roi s'entête à prêcher une religion malsaine. L'équilibre de nos Terres ne sera plus ce qu'il est. Tu as le pouvoir d'interférer dans cette évolution, tu peux devenir une pièce importante de l'échiquier si tu le désires, ou alors fuir, et continuer ta vie de voyageur, quitte a mourir seul délaissé de tous."

La confusion s'était ancrée dans mon esprit, dardant de ses serres abjectes les derniers éléments clairs qui jusque là avaient su rester inébranlables dans ma tête. Moi? Quelqu'un d'important, une pièce de l'échiquier, je restais pantois devant ces paroles. Tandis que ma pensée restait confuse, lacérait par le rapace de la confusion. Peu à peu, je repris conscience de se qui se passait et je pus ébaucher une réponse.

"Maître... Je ne... vois pas en quoi j'ai une quelconque importance en ce bas monde... Je ne suis qu'un élément succinct de cette Terre, fugueur, recherché, traqué avidement par son ancien peuple... Ma vie n'a aucunement un rôle ou un intérêt."

Mon raisonnement était tout aussi obscur pour moi même, je ne parvenais pas à faire le moindre rapprochement entre ma vie et l'Almadoria et les guerres s'y déroulaient. L'arbre perçut ma confusion et trancha sur ces mots.

"Tu as pourtant gravi bien vite l'escalier sans fin d'Erg'lits, tu as également réussi à contrôler seul une magie rare, tu m'as parlé alors que rares sont mes conversations avec les peuples de l'Almadoria...Tu es exceptionnel Arkalis ne l'oublies pas."

Je voulus contester ces dires et lui expliquer que je n'étais rien d'autre qu'un voyageur, qui recherchait l'osmose avec la Nature, mais il était déjà bien loin. Le lien avait été rompu, mon ramage me dominait à présent, je n'étais qu'une misérable créature, mon corps était faible en comparaison à la sensation que j'avais éprouvé en partageant l'écorce du grand arbre. Le soleil s'était définitivement couché, l'endroit était à présent terne, les toits d'or était plongés dans une obscurité qui enveloppait leur beauté diurne. Quelques lumières habitaient les bâtiments qui m'entouraient, les moines devaient procédés à leurs dernières prières. Soudain la fatigue me sauta à a gorge, je ne 'lavais pas senti arrivée, tapie derrière mon esprit embourbé par les paroles de la divinité d'Erg'lits. L'épuisement avait gagné mon corps précipitamment, laissant mes poumons secs et vides, mes jambes tremblaient,le souffle court je tombai à genoux, ceux ci heurtèrent violemment les pavages qui cerclaient les noueuses racines de l'arbre. La douleur éveilla mon esprit, qui s'était également endormi. Je repris conscience peu à peu de ce qui m'entourait, tandis que la voix de l'arbre continuait de courir dans mes pensées. Je fis abstraction, isolant dans une parcelle de mon esprit ce que je venais d'apprendre. Je posais mes yeux sur l'habitation la plus proche, assaillie de toute part par la vile noirceur de la nuit, un homme se tenait devant la porte, une lanterne à la main. La fatigue surgit de nouveau, mes yeux se fermèrent peu à peu, tandis que le faible faisceau de la lampe s'approchait de moi, belle luciole triomphant sur l'horreur nocturne.

Je me réveillai en sursaut, un linge humide tomba sur mes genoux, imbibant doucement la douce couverture qui me couvrait. Je me sentais faible, pourtant déjà une fine raie de lumière se glissaient dans l'entrebâillement de la porte, quelle heure était-il déjà? Quelqu'un m'avait visiblement menait jusque dans cette pièce et m'y avait tranquillement installé, je remerciais cette personne intérieurement en attendant de pouvoir lui exprimer ma gratitude en vis à vis. La pièce était relativement petite, elle comptait pour tout mobilier qu'un bureau sur lequel étaient posées différents accessoires d'écritures, tandis que l'ornement se résumé à une peinture représentant probablement Erg'lits lors de sa création, on pouvait distinguer en son centre un arbrisseau qui semblait déjà s'épanouir en ce lieu de culte.

Soudain la porte s'ouvrit, une femme se tenait dans l'encadrement de celle ci, portant un plateau, duquel une théière laissait s'échapper un doux parfum de vanille. Elle arborait, une robe noire, simple, qui n'enlevait rien à sa grâce. Une fine ceinture de cuir tressé encadrait ses hanches. Son visage quand à lui n'avait rien d''extraordinaire, mais il restait néanmoins agréable, empli de compassion. Elle me sourit généreusement puis s'approcha de moi, déposant le plateau à mes côtés elle ramassa le linge humide qui avait détrempé la couverture.

-Vous êtes enfin réveillé, j'ai bien cru que la fièvre allait vous tuer.

La fièvre...Je ne compris pas immédiatement. Elle continua de sa voix tendre.

-Vous dormiez depuis avant-hier soir, vous sembliez épuisé. Je me suis occupée de vous pendant votre sommeil, toute fois vous refusiez d'avaler quoi que ce soit, si ce n'est que du thé. Mais puisque vous êtes réveillé je vais allez vous chercher quelque chose qui vous tiendra plus au corps.

-Je vous remercies sincèrement, d'avoir veillé sur moi, et aviserais de vous rendre la pareille, il doit y avoir quantité de choses à faire dans un si beau temple.

-Cela n'est pas nécessaire.

J'acceptais cette réponse, sachant pertinemment qu'il n'existait probablement personne de plus difficile à convaincre qu'un moine. Elle mit les deux genoux à terre et entreprit de verser le thé dans une coupe en bois, laissant l'agréable fumet remonter jusqu'à mes narines, les chatouillant de leur délicieuses saveurs. Enfin elle se releva et quitta la pièce comme elle y était arrivée, le sourire au lèvre. J'étais surpris que quelqu'un se soit occupé de moi, les drows étaient rarement appréciés, et bien que je sois dans un temple il m'était arrivé qu'auparavant je n'y fus pas bien accueilli. C'était même d'ailleurs la seule fois ou quelqu'un se fut inquiété de ma santé. Ma pensée fut vite interrompue, je me rappelais ce que l'arbre m'avait dit et me souvenais de la fatigue qui avait pris de cours mon corps après cette discussion. De multiples questions parcouraient mon esprit, mais les effets du jeun prolongé commençaient à se faire sentir, mes bras étaient le siège de fourmillements incessants, de surcroit habitées par de nombreux tremblements. Je me saisis doucement, de la tasse toujours fumante, et ne tardai pas à faire couleur l'onctueux mélange dans ma gorge, ce thé était un mélange de plaisirs, alliant les goûts avec talent, une osmose parfaite entre ses ingrédients. Le liquide chaud, coula dans mon corps, réchauffant celui ci, me redonnant déjà quelques forces. Je me servis de nouveaux une tasse quand la jeune moine revint dans la pièce, une fois de plus les bras encombrés d'un plateau sur lequel était disposée une assiette. Sa robe caressa le sol jusqu'à moi, et le plateau vint s'y déposer. Elle s'assit à mes côtés, et m'invita à manger.

-Allez y, ne vous privez pas pour moi, je viens de les récupérer dans nos cuisines. Excusez moi de la frugalité du repas, mais mes camarades ont déja procédé à leur repas.

Mes yeux parcoururent rapidement le contenu du plat, quelques légumes tenaient compagnie à un morceaux de viande.

-Je vous remercies encore, je n'ai pas à me plaindre d'un repas qui m'est offert, et encore moins après que l'on se soit occupé de moi, d'autant que cela alors fort bon, tout comme ce thé.

La peau de ma protectrice se teinta délicatement de rouge, je lui souris, en déplaçant le plateau sur mes jambes. Un gargouillis ludivinien perça le silence qui s'était installé entre nous. Elle m'indiqua l'assiette d'un bref signe de tête. Bien que je savais que mes paroles ne l'avaient pas laissé transparaitre j'étais fort gênè d'être la centre de tant d'attention. Je n'osais pas trop parler, et ne le faisais qu'en de rares occasions préférant simplement être en harmonie avec la nature. Pourtant, je laissais mon ventre à ses cris, et me présentai.

-Veuillez m'excuser, je ne me suis même pas présenté. Je me prénomme Arkalis, je ne suis qu'un simple voyageur, qui parcourt les temples de L'Almadoria, priant notre mère Nature et cherchant à m'en rapprocher chaque jour d'avantage.

Elle sourit à ses mots, et entonna de sa voix fluette et mélodieuse.

-Je suis ravi, de voir qu'il existe encore des gens qui reconnaissent en notre maîtresse sa vertu et sa grandeur.

Elle se tut quelques instants et reprit d'une voix beaucoup moins harmonieuse, laissant percer quelques goutes de dégoûts.

-Bien que ceux ci soient de moi en moins nombreux...

Elle secoua la tête, s'ôtant ainsi ces dramatiques pensées de son esprit.

-Je m'appelle Afia, jeune prêtresse d'Erg'lits, j'y vis depuis maintenant un an. Le grand arbre m'a demandé de m'occuper de vous, et je dois admettre que je fus soulagée quand il me le demandât. Rares sont ses paroles et encore plus à ma destination. Pourtant il semble que vous ayez longtemps conversé avec lui, est ce vrai?

Je perçus dans sa question, une vive curiosité, et un grand attrait pour cette information

-En effet, j'ai eu la joie de discuter avec cette noble divinité, dis je.
Elle reçut ces mots avec un hochement de tête, puis se releva.

-Je vais vous laisser vous reposer, je viendrais récupérer le plateau quand vous aurez finis. Vous êtes ici la bienvenue aussi longtemps que vous le désirerez.

Elle n'attendit pas ma réponse et tourna les talents, me laissant bien vite seul dans la pièce, une assiette bien que peu abondante devant moi, qui ne tarda pas à être vidée de son contenu. Finalement je m'assoupis, les yeux rivés, sur la peinture à l'arbrisseau.

Plus tard je crus entendre quelques bruits de pas à mes côtés, mais le sommeil avait prit le dessus, je m'endormis paisiblement.
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